La TV dans le salon
September 3rd, 2008
Chez-nous, la télévision a toujours été dans le sous-sol. Mais voilà qu’à la faveur du grand ménage du sous-sol (pour permettre l’enlèvement du revêtement de sol qui fut sérieusement abîmé lors du dégât d’eau) la télé s’es retrouvé dans le salon.
Ça n’a pas pris deux heures que nous savions déjà que nous allions la retourner au sous-sol le plus rapidement possible.
C’est incroyable cet engin. Tant qu’on ne l’a pas à porté de mains, d’yeux ou d’oreilles on la laisse tranquille sauf si on veut vraiment la voir. Par contre dès qu’elle est près de nous on sent une irrésistible envie de l’ouvrir.
Ça ne fait que deux jours qu’elle est là et déjà on voit la différence. Les enfants saute dessus dès leur arrivé de l’école et si on les y arrachaient pas, ils y resteraient jusqu’à l’heure du dodo. Ce matin, ils ont même déjeuné devant. On les a laissé faire tout en soulignant que c’était un spécial, mais sachant très bien que la télé allait trôner dans notre salon pour un bout et que ce ne serait certainement pas le dernier « spécial ».
Même moi je m’y suis laissé prendre. Moi qui d’habitude profite de mes heures de repas en solitaire pour faire de la lecture, j’ai ouvert le poste hier midi en dînant et ce matin en déjeunant.
Simple curiosité? Pure paresse? Un peu des deux j’imagine… Et c’est rien je n’ai même pas le câble.
Reste que je connaît maintenant son effet néfaste sur la santé familiale et je sais qu’après les travaux elle retournera en bas pour ne plus jamais remonter.
…
Et pour ceux qui ont toujours vécu avec une télé dans la salon ou pire dans la cuisine, je vous propose de la débrancher pendant une semaine juste pour voir la différence. Vous allez voir ça libère l’esprit.
.jpm
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Pauvreté, maladie et malnutrition
September 2nd, 2008
Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous assommer avec l’éternel pauvreté de l’Afrique, les maladies endémiques ou la malnutrition mondiale. Je vais simplement vous parler de moi qui ne suis ni pauvre, ni vraiment malade ou mal nourrit.
Reste que je suis enfermé dans mon chez-moi depuis déjà 3 jours à cause d’une malencontreuse rencontre avec de l’herbe à puce – herbe à laquelle je suis extrêmement allergique.
Après un début frileux vendredi, les pustules, cloques et autres affections de la peau sont apparu en masse sur mes bras, mes jambes, mon torse et même mon visage tant et si bien que j’ai dû renoncer à une sortie au chalet dimanche.
Ma petite famille m’a donc abandonné à mon triste sort pour aller profiter de l’été au bord de l’eau.
La journée a été rude. Les démangeaisons sont atroces et de nouvelles zones ne cessaient d’apparaître. Seul et malade, je n’avais pas le goût de manger et donc, je me suis très mal nourrit – une liqueur et des chips pour dîner, une soupe poulet et nouille pour souper.
C’est là que j’ai pris conscience de la détresse dans laquelle vivent les gens pauvres et malade de notre société. Imaginez vous sentir mal à l’intérieur comme à l’extérieur jours après jours. Imaginez être seul avec votre mal jours après jours. Personne n’a le goût de bien se nourrir dans ces conditions.
Dans mon cas c’est temporaire. Imaginez le pauvre gars prit avec une maladie incurable qui le fait souffrire. Une maladie qui lui interdit de travailler, une maladie qui lui interdit la vie sociale. Il est pauvre, il reste seul et se nourrit mal.
…
J’ai dû sortir dimanche pour aller m’acheter des bandages. Mon visage pustuleux, mes bras bourrés de cloques, mes shorts roulés pour empêcher les frottements… Les gens me regardaient d’un drôle d’air, compatissants, intrigués et cherchant à ne pas trop me dévisager. Les gens sont polis, ils savent reconnaître la souffrance et font tout leur possible pour vous mettre à l’aise.
Malgré cela, on est seul avec son mal. On sait l’image que l’on projette, on sait que de retour à la maison il n’y aura plus personne, on sait qu’alors ce sera encore nous et la maladie, nous et la solitude, nous et cet éternel combat pour vivre alors que notre corps ne veut, lui, que mourir.
Ça prend des nerfs d’acier pour passer au travers, ça prend une force surhumaine, ne serait-ce que pour continuer à vivre et à se nourrir lorsque l’on vit seul avec la maladie…
.jpm
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Dur-dur le marché du travail au Québec ?!
August 28th, 2008
L’institut Fraser adore taper sur le Québec, mais il aime encore plus taper sur le clou de la droite, décrier les syndicats et mettre de l’avant le libéralisme.
Ils ont souvent exagéré par le passer utilisant des chiffres douteux, faisant des extrapolations périlleuses, affirmant leur opinions comme s’il s’agissait de vérités absolues.
Encore une fois aujourd’hui ils nous affirment que le Québec est un des pire endroit pour l’emploi en Amérique du Nord – ils ont déjà et à plusieurs reprises affirmé que le Québec était le territoire le plus pauvre en Amérique du Nord et ils ont totalement tors, mais cette fois-ci, aujourd’hui, dans les conditions actuelles force m’est de constater qu’ils ont raison.
Le Québec – et je n’ai pas les statistiques étasuniennes – fait piètre figure devant le reste du Canada cette année. Passez voir le site de Statistique Canada, vous constaterez qu’alors qu’il s’est crée 227 000 emplois au Canada entre juillet 2007 et juillet 2008, dont 80 000 en Ontario qui a une structure économique semblable à la nôtre, il s’est plutôt perdu 5 300 emplois ici.
Le mois passé sur les 55 200 emplois perdu au Canada, 29 700 se sont perdu au Québec soit près de 54% alors que nous n’avons que 35% de la population active.
…
Évidemment tout ça ne veut pas dire qu’il faut prendre toutes les affirmations de l’institut Fraser pour du cash. Entre autres dans le cas des articles de ce matin on affirme haut et fort que les ÉU connaissent encore des taux de chômage beaucoup plus bas que le Canada.
Cette affirmation est très délicate – sinon totalement fausse – parce que la méthode de calcul du taux de chômage aux États-unis est bien différente de celle du Canada. Là-bas on compte les militaires en exercice, ici on ne les compte pas. Là-bas on calcul à partir de 16 ans alors qu’ici c’est à partir de 15 ans. Aux ÉU, on est chômeur beaucoup moins longtemps qu’au Canada… Notez d’ailleurs qu’à ce chapitre les généreux congé parental que l’on se paye au Québec ajoute bien des gens au chômage alors qu’il ne le sont pas – il y a eu 80 000 naissances au Québec l’an dernier.
M’enfin voilà comme dans bien d’autre choses, tout n’est pas complètement noir ni complètement blanc. Il faut savoir lire les rapport avec un grin de sel et aller voir aux source lorsque c’est possible.
.jpm
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42 : Six degrés, Cloud computing, L’ère chinoise et Les nouveaux trilingues
August 27th, 2008
La fameuse théorie des six degrés de séparation
aurait enfin été confirmée. L’ensemble de l’humanité
serait donc effectivement relié par au plus six degrés
de séparation - six contacts personnels!
Le “cloud computing” est-il l’avenir de l’informatique?
Seul le temps nous le direa, mais nottons au passage
que beaucoup d’entreprises et de fabricants y croient
d’autant plus que c’est économique pour les uns et payant
pour les autres.
Pour faire suite à mon billet sur le “chinese way of life“,
je vous propose un court texte de Marie-France Brazzo
sur l’ère chinoise qui est à nos portes.
Pour terminer sur ces nouveaux temps qui nous pendent
collectivement au bout du nez, je vous glisse un mot
sur mes enfants et leurs amies qu, hier, chantaient des
comptines à tue tête comme nous l’avons tous fait à cette
seule exeption près qu’ils chantaient en français, en anglais
et en espagnole!
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Liste silvouplet
August 26th, 2008
Comme tout bon père de famille j’essaie tranquillement de faire comprendre à mes enfants la valeur de l’argent et le fait qu’elle ne pousse pas dans les arbres.
Ainsi, samedi dernier alors que nous étions passé chez Bureau en Gros pour acheter un projecteur pour ma cousine (celle des chèvres), mon gars a vu un jeu Lego qui le tentait. Je lui ai alors dit que je pouvais lui acheter, mais qu’il allait devoir me le racheter avec son argent – 9.99 plus taxes, ce n’est pas trop à accumuler pour un petit gars de huit ans…
Une fois à la maison j’ai déposé le jeu bien en vu sur le bureau avec la facture en dessous, spécifiant à mon gars qu’il aurait le droit de l’installer seulement après m’avoir payé. J’ai aussi ajouté que s’il n,avait pas suffisamment d’argent dans sa tirelire que je pourrais lui trouver quelques petits travaux pour lesquels je le payerais.
Le jeu est resté là dimanche et lundi puis, ce matin, ma blonde a reçu un courriel au bureau :
?Salut, comment je pourais faire pour avoir 3$
LISTE SILVOUPLET !i!i!
Le style est simple, concis. Visiblement il prend la chose au sérieux et préfère passer par le courriel afin d’avoir une preuve écrite… Je blague, non mais vous voyez l’idée. Son courriel m’a vraiment fait rire, LOL, comme ils disent. … Osti que j’suis pas sortis du bois!
.jpm
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Vive monsieur tout le monde
August 25th, 2008
Cette fin de semaine j’ai reçu ma cousine, son chum et ses deux filles à la maison. C’est une tradition, ils viennent à chaque année pour l’Expo Québec comme éleveur de chèvres.
Notre horaire de petite famille nucléaire dans la moyenne a évidemment été chamboulé : achats de dernière minute pour une présentation, garde les filles pendant que papa maman sont au show, rejoins la famille, soupe très tard, dîne à la course, etc.
Eux ils y sont habitué, nous on l’est moins. Et même si on est très occupé nos journées sont sommes toutes très semblables les unes aux autres.
…
Beaucoup de gens rêve d’une vie « glamour » d’une vie trépidante et payante. La vie d’éleveur de chèvre n’est pas spécialement « glamour » ni spécialement payante. Les vies d’artiste, de grand patron plein de responsabilités, de maire ou de vendeur international sont certainement plus « glamour » et plus payante que celle d’éleveur de chèvres, mais elles sont tout aussi dure sinon plus .
Traverser la planète trois fois par mois c’est exténuant – croyez-moi, je l’ai fait – et puis participer à des souper d’affaire et des réunions à tout moment pour organiser des colloques la fin de semaine ce n’est rose tout le temps. Bien sûr certains de ces colloques sont à Hawaii, mais ça c’est une semaine par année, le reste du temps c’est des heures de fous au bureau, dans l’avion et à l’hôtel.
…
Cette fin de semaine en compagnie de ma cousine et de son chum qui n’ont pas pris de vacances de l’été, qui cours partout en dehors des heures normales de bureau en plus de faire lesdites heures m’a rappelé pourquoi la majorité d’entre nous, les monsieur et madame tout le monde, font finalement ce choix de vivre simplement, d’avoir une boulot normal 9 à 5 sur semaine et une petite maison en banlieue pas trop difficile à entretenir…
C’est sûr que la vie « glamour » est plus excitante, mais elle demande énormément de travail et ça, on a tendance à l’oublier lorsque l’on rêve d’une autre vie.
.jpm
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Obésité
August 21st, 2008
Il y a eu ces dernier temps une série d’article discret, quelques commentaires et lignes ouvertes sur l’épineux sujet de l’obésité. Selon les dernières statistiques le taux d’obésité serait passé de 14% à 23% entre 1978 et 2004 et si l’on inclus les gens souffrant d’embonpoint le taux actuel monte à 60% au Canada. Le pire c’est que la progression est de plus en plus marqué chez les jeunes. Et comme disait un intervenant, je ne sais plus où, si les jeunes sont déjà obèses à 15 ans imaginer ce que ça va être quand ils vont atteindre la quarantaine.
L’obésité coûte cher, tout le monde le sait. Pas moins de cinquante pour cent des gens obèses développent un diabète de type deux, et une bonne part d’entre eux développent de multiples maladie cardiaques.
Alors on s’interroge. Faut-il faire faire plus de sport à nos enfants? Faut-il mener une guerre sans merci à la malbouffe? Faut-il travailler sur tous les front, redonner le goût aux gens de bien cuisiner et les éloigné des restaurants?
Évidemment on pourrait faire tout ça, mais il n’y a rien comme être obliger de faire de l’exercice et d’avoir le temps pour se garder en forme… Voici une solution plutôt radicale. Elle constitue un changement complet de paradigme, mais permettrait une vie plus saine pour tous.
L’idée c’est de se débarrasser de la voiture. Sans voiture, tout le monde devra marché, faire du vélo ou prendre l’autobus et ça, ça garde en forme. C’est bien connu, les gens des grandes villes sont généralement plus en forme et souffre moins d’embonpoint que ceux des campagne ou des banlieues.
Mais je vous entends protester : Personne n’a le temps de se taper 1h30 d’autobus à tous les jours, personne n’a les moyens de marcher pendant 45 minutes pour allez au bureau. Effectivement, ce n’est pas le cas présentement. Mais si on peut se convaincre que l’on a pas besoin de travailler autant et que pour notre mieux être collectif il vaut mieux être en forme, peut-être pourrions un jour envisager ce type de solution où une vie moins stressé, moins à la course nous permettrait d’éliminer en grande partie la voiture de nos vie et ainsi de prendre le temps de marcher, de faire du vélo, de vivre.
.jpm
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Qu’est-ce qu’on va faire de celle-là?
August 19th, 2008
Ça brasse au bureau, pour faire changement! Après avoir engager une ingénieure assée ordinaire – celle-là même qui voulait se prendre une année de depression à nos frais sans être le moins du monde en burnout – on a engager cette semaine sa meilleure amie. Ça promet.
Déjà qu’elles se parlait une bonne demi-heure au téléphone à tous les jours… Mais ça, c’est mineur. Le pire dans cette histoire, c’est que l’administration – somme bien souvent – ne semble pas du tout savoir ou elle s’en va.
Voici le topo : L’entreprise a ouvert un post dans un certain secteur du laboratoire de tests et mesures. Une candidate fort intéressante s’est présenté et nous lui avons offert le poste.
Le problème c’est qu’entre temps on a également déplacer un gars à l’interne pour combler ledit poste. Encore là, ce serait simple si l’administration savait ce qu’elle fait.
Dans les fait on a, à l’interne, beaucoup de talent et l’idée c’est de mettre les bonnes personnes aux bons endroits comme ils disent dans les grands bureau. Mais encore là faut savoir où on s’en va et avoir un plan avant d’engager les gens. Comme ça on évite les situation comme celle que l’on vit présentement, où on a des employés qui arrive et que l’on ne sait pas où placer.
…
Ils sont en réunion depuis midi – et sa discute solide – qu’est-ce qu’on fait exactement avec toutes les taches et tous les talents?
Ils devraient faire au mieux de leurs connaissances, mais généralement ils ne le font pas. La raison est simple, les impératifs administratifs ne correspondent pas à ceux des employés. Et puis, faire au mieux de leurs connaissances ce n’est pas l’idéal car il y a bien des choses qu’ils ne savent pas des employés et de leur travail au jour le jour.
Pas simple donc. Frustrations en vue…
Je vais essayer de rester zen, essayer de me convaincre que dans le fond ce n’est pas grave. Qu’on me demande de faire n’importe quoi, de toute façon c’est la paye qui compte… Non, ce n’est pas mon genre, mais quand la stupidité des administrateurs pousse les employés à ce genre de raisonnement c’est qu’il y a un sérieux problème.
M’enfin on va voir où ça nous mène… restons zen.
.jpm
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Brèves temporelles
August 18th, 2008
Bah, pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Voici deux petites nouvelles fort intéressante qui traitent du vieillissement…
Le jogging ralentit le vieillissement! On s’en doutait, mais cette fois ça a été prouvé par une étude scientifique. Recueillis pendant une vingtaine d’années les données sur des coureurs et de non-coureurs dans la cinquantaine démontre sans l’ombre d’un doute et avec plus de force que ne l’aurait cru les médecin à l’origine de l’étude que jogger ralentis le vieillissement.
En effet, « Les chercheurs ont observé que, 19 ans après le début de la recherche, 34 % des membres du groupe des sédentaires étaient décédés, contre seulement 15 % de ceux qui faisaient régulièrement de l’exercice. »
Autre petite nouvelle – beaucoup plus intéressante et ayant un lien ténu avec le vieillissement, l’université de Reading a mis au point un robot d’un lit d’électrodes et de neurones de rat. Si le cerveau humain compte 100 milliards de neurones, cela n’a pas empêcher le cerveau de Gordon le robot – qui n’en compte qu’une dizaine de milliers – d’apprendre à se déplacer en évitant le murs!
Les scientifiques ont été surpris par la rapidité à la quelle le robot s’est mis à développer de nouvelles connexions neuronale et à apprendre. Ainsi ils devrait être en mesure d’étudier de plus près les processus d’apprentissage et le fonctionnement de la mémoire. - Un article à lire sans faute et un sujet à suivre!
Et le vieillissement là-dedans? Simple les scientifiques ont également remarquer au fil de leur essais que s’il laissait Gordon se reposer trop longtemps et bien son cerveau devenait moins performant…
Allez, vieillissez bien!
.jpm
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L’éternité à 95 ans
August 13th, 2008
Je vais terminer cette petite série sur le temps en vous parlant de ma grand-mère qui aura cette année 95 ans.
Née en 1913, elle a connue les deux grandes guerres, l’apparition de l’automobile, celle du téléphone, celle de la télévision, comme celle de la bombe atomique.
Ma grand-mère a quitté son appartement au début de la « quatre-vingtaine », elle est entrée dans un foyer pour personnes autonomes. Elle y a vécu quelques belles années, mais son autonomie s’est vu réduite par un ACV… Je ne sais plus quel âge elle avait exactement à ce moment là, mais c’est là qu’elle a commencé à vieillir.
Les années ont passé et, malgré son AVC et une chute sérieuse, elle est demeuré en forme jusqu’à ce que sa mémoire à court terme disparaisse tranquillement.
Cela fait déjà quelques années qu’elle me demande plusieurs fois par visite si mes enfants vont à l’école et quel âge ils ont. Dans la dernière année la dégradation s’est accentué, sa mémoire à court terme ne garde plus que cinq minute de souvenir.
La mémoire à long terme est là, on peut parler de son village natal, de ses voyages en Europe ou de l’enfance de sont fils. Elle se souvient très bien du nombre d’année qui me sépare de ma soeur – elle peut même calculer son âge en une fraction de seconde si je lui donne le mien. Mais elle est prise dans le présent.
Sa mémoire à court terme n’étant plus là, seul ses souvenir peuple son esprit. Le passage des saisons lui rappel certainement le temps, mais sans mémoire à court terme, ma grand-même est prise dans un éternel présent où les semaines et les jours comme les minutes se ressemblent.
Quand notre emprise sur le temps qui passe se réduit à quelques minutes j’imagine que c’est comme vivre l’éternité – et l’éternité c’est long, surtout quand la vie n’a plus d’intérêt. Et D’ailleurs quel intérêt y aurait-il lorsque l’on ne se souvient plus de ce que l’on a fait il y a cinq minutes?
Comme le disait Woody Allen, l’éternité c’est long, surtout vers la fin.
.jpm